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Éclairage des locaux de travail

« Et la lumière fut. »

Résumé:        

L’éclairage des lieux de travail est un facteur environnemental essentiel pour assurer au personnel des conditions de travail adaptées au travail qu’il a à effectuer. Il doit faciliter l’exécution d’une tâche, assurer le bien-être et permettre de déceler les risques perceptibles à la vue. Cet éclairage est soumis à une réglementation stricte et précise en fonction des différentes activités, mais peut aussi suivre les recommandations de plusieurs normes. Il a pour objectif d’avoir une véritable approche préventive en éliminant les risques à la source.

1. Définitions :

Il existe cinq grandeurs fondamentales permettant d’apprécier l’éclairage des lieux de travail :

  • le flux lumineux : quantité d’énergie émise par une source sous forme de rayonnement visible dans toutes les directions par unité de temps,
  • l’intensité lumineuse : mesure de l’importance du flux lumineux émis dans une direction donnée par une source ponctuelle,
  • la luminance : mesure de l’aspect lumineux d’une surface éclairée ou d’une source dans une direction donnée et dont dépend la sensation visuelle de luminosité,
  • l’éclairement lumineux : la quantité de lumière reçue sur une surface d’un mètre carré,
  • le contraste : appréciation subjective de la différence d’apparence entre deux parties du champ visuel.

2. Enjeux

Un bon éclairage doit garantir la santé du personnel. C’est à la fois un gage de sécurité contre les accidents du travail mais aussi un gage de confort visuel pour les salariés dans leurs situations de travail.

3. Qui est concerné ?

Tous les employeurs sont concernés (obligation légale), mais également le maître d’ouvrage qui conçoit les locaux.  L'éclairage doit être le plus naturel possible.
De plus, le salarié est garant de la bonne utilisation du matériel et des procédures misent en place pour préserver sa santé, et doit faire remonter les situations inconfortables.

4. Les Bases réglementaires :

Au regard de la réglementation, il y a obligation pour l’employeur : de mettre en œuvre les principes généraux de prévention, d’évaluer les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et transcrire le résultat de cette évaluation dans le document unique.
Concernant l’éclairage des locaux de travail, l’employeur est tenu d’apporter un éclairage suffisant, d’éviter l’éblouissement ainsi que les contrastes trop importants dans le champ visuel. Le choix des appareils d’éclairage est donc important. 
De plus, de nombreuses normes peuvent aiguiller les employeurs.

  • Voir Code du travail : Legifrance  (R. 4223-1 à R. 4223-12 ; circulaire du 11/04/84)
  • Voir les recommandations des Norme NF EN 12464-1 ; NF X 35-103 ; NF EN 1837
  • Voir les recommandations de la CNAM ; INRS

Au niveau de la conception des locaux, il existe également des obligations pour les maitres d’ouvrage qui conçoivent des locaux de travail et notamment l’obligation d’avoir dans chaque local des baies vitrées permettant une vue sur l’extérieur (R 4213-3) ainsi que l’obligation de sécuriser les interventions ultérieures sur les matériels d’éclairage, les skydomes, les baies vitrées…

5. Évaluation du risque:

Il faut prendre en compte :

Les différentes caractéristiques du local, à savoir :

  • Description géométrique,
  • Aspect des parois et du vitrage,
  • Nature de l’utilisation du local,
  • Niveau d’éclairement souhaité,

La nature de l'activité, comme par exemple pour un travail de précision
L’éclairage extérieur,
L’éclairage des voies de circulation situées à l’intérieur et à l’extérieur,

Le choix de l’entretien, du mode de gestion, et des luminaires sont également des facteurs à prendre en compte dans l’évaluation de l’éclairage.
La participation des salariés à l’évaluation de ce risque est également primordiale. Les remontés des difficultés et/ou situation à risque est à prendre en compte tout comme leurs propositions d’améliorations. L’analyse du retour d’expérience des AT/MP de déterminer les meilleures techniques disponibles y contribuera également..

6. Rôles des instances représentatives du personnel et des services de santé au travail :

Le CHSCT où, à défaut les DP, doivent être associés à l’évaluation et la prévention de ce risque.
Tout particulièrement, ils peuvent vous aider à remonter les situations de travail ressenties par les salariés comme les exposants à des conditions « inconfortables » voir dangereuses.
De la même façon, le médecin du travail peut aider à détecter les signes précurseurs d’atteintes à la santé liées à ce risque.
De plus, il existe des recommandations de différents services (médecine du travail, CARSAT) et des normes permettant d’aider dans le déploiement de la démarche.

7. Les Mesures de Prévention (Primaire):

Sur le plan technique

  • Éclairage général suffisant et adapté à la zone de travail
  • Priorité à la lumière naturelle ainsi qu’une vue sur l’extérieur ; ces 2 obligations ne se confondent pas : un puit de lumière répond à la première mais pas à la seconde
  • Facilité d’accès aux organes d’éclairages et à leur entretien (ex: nettoyage des baies vitrées,…)

Sur le plan organisationnel

  • Entretien du matériel d’éclairage
  • Étudier le poste de travail : zones aveugles, surfaces réfléchissantes, ambiance…

Sur le plan humain

  • Faire bénéficier les travailleurs d’une information sur les risques qu’ils encourent (différentes sources de facteur d’éblouissement)

Le risque doit être traité à la source, c’est à dire si possible, en agissant directement sur l’éclairage (naturel ou non) afin qu’il soit le plus agréable possible.

8. Les Mesures de Protection (Secondaire):

Protection collectives

  • Éclairage de secours
  • Empêcher l’éblouissement dû à la lumière solaire (rideaux, store,…)
  • Limiter les rapports d’éclairement (verre filtrant)

8.2 Individuelles

Mettre à disposition des protections individuelles : lampes torches, frontales, éclairage portatif, écrans de protections (pour le travail sur écran).
L’association des salariés au choix de leurs protections individuelles est un gage à la fois d’efficacité dans leur choix, et d’engagement dans leur utilisation.

9. Les Mesures de Réparation (Tertiaire):

Disposer de SST (Sauveteur Secouriste du Travail) dûment formés et recyclés pour intervenir, médecin du travail.
Ce risque peut provoquer :

  • Une fatigue oculaire
  • Une situation de stress
  • Une fatigue psychologique et physique.

Rappels :

  • L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent : des actions de prévention, d'information et de formation, ainsi que la mise en place d'une organisation et de moyens adaptés.
  • L'employeur évalue les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de cette évaluation.
  • Les membres du  CHS-CT (ou lorsqu’il n’existe pas les délégués du personnel) doivent :
    • être consulté avant toute décision d'aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail ;
    • être associés sur les actions de formations à la sécurité ;
    • avoir accès au document unique d’évaluation des risques
NOTA : Cette Fiche, destinée à tout public, a été réalisée par les étudiants du Master PRNT. Malgré l’encadrement de leur travail, des anomalies peuvent subsister. Dans ce cas, nous vous demandons de bien vouloir nous le signaler. Avec nos remerciements anticipés

Date de dernière mise à jour : 11 mars 2016

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